05
Mar
2014

Le miel complément alimentaire naturel pour le cycliste

Le miel complément alimentaire naturel pour le cycliste

Le miel complément alimentaire pour le cycliste

La ruche, et ses artisanes les abeilles, nous fournissent des substances naturelles, qui sont de véritables pépites nutritionnelles, en même temps que de précieux remèdes. On connait le miel, un aliment universellement adopté, dont l’homme se partage la consommation avec d’autres animaux.

Deux types de miel

On distingue deux types de miels en fonction de l’origine de ces liquides : le miel de « nectar » et le miel de « miellat »

Miel « liquide » ou miel « solide » : quand choisir l’un plutôt que l’autre ?

Plus la teneur en fructose est élevée, plus il restera liquide longtemps (ex. miel d’acacia) et plus il aura une saveur sucrée (le fructose ayant le pouvoir sucrant le plus élevé). Plus la teneur en glucose est élevée, plus il cristallisera vite (ex. miel de colza) et moins il aura une saveur sucrée. Un miel plus riche en fructose (donc plus « liquide ») possède un index glycémique plus bas (ses « sucres » font modérément monter le taux de sucre dans le sang).

Un miel plus riche en glucose (donc plus « solide ») possède un index glycémique plus élevé (ses « sucres » font plus rapidement monter le taux de sucre dans le sang). Exemple le miel d’acacia (44% de fructose) est crédité d’un index glycémique de 32 tandis qu’il est de 80 pour le miel mille fleurs.

Les miels liquides, du fait de leur index glycémique bas, seront davantage indiqués en préparation ou dans la durée d’un effort physique en raison de leur impact modéré sur la glycémie et des propriétés du fructose (sucre « lent » donc moindre risque d’hypoglycémie réactionnelle). Les miels solides, du fait de leur index glycémique élevés, seront davantage indiqués en récupération d’un effort physique, en raison de la mise à disposition immédiate du glucose au profit de la régénération du stock glycogénique musculaire.

Dossier : Compléments alimentaires : Une aide à l’entrainement pour le cycliste ?

Rappelons, dans tous les cas, que la présence inévitable de glucose dans le miel (entre 22 et 41%) produit une hausse infaillible de la glycémie, qu’il conviendra de prendre en compte, notamment chez les personnes diabétiques.

Intérêt nutritionnel, intérêt gustatif  ou intérêt biologique : Comment faire son choix ?

Le miel, bien que produit 100% naturel, appartient clairement à la famille alimentaire des « produits sucrés » (sucres, confitures, sirops…) puisqu’il est constitué à plus de 80% de sucres et entre 15 et 18% d’eau, ce qui ne laisse plus beaucoup de place, avouons le, pour le reste. A l’exception des miels de miellat, qui sont un peu plus riches en acides aminés, vitamines et sels minéraux, l’apport en autres molécules, aux quantités usuellement consommée, est anecdotique. L’intérêt nutritionnel du miel est donc avant tout énergétique, ce qui le prédestine, entre autres, aux sportifs.

Ses sucres (glucose et fructose) sont deux sucres instantanément assimilables, car simples (on parle « d’oses »), en comparaison par exemple au saccharose (sucre traditionnel de table) qui est un di-ose (composé de 2 molécules reliées entre elles par une liaison chimique). Ce dernier nécessite un léger travail de digestion pour scinder les 2 molécules dont il est constitué avant leur assimilation. Les miels plus riches en fructose ménagent davantage la glycémie que les miels riches en glucose.

Conclusion : diététiquement parlant, un miel de miellat, plutôt liquide (comme par exemple le miel de châtaignier) semble être celui qui offre, pour le sportif, la palette nutritionnelle la plus fournie.

Heureusement, l’attrait du miel ne se limite pas à son seul intérêt diététique. Il y a l’intérêt gustatif et organoleptique, indéniable (que les professionnels du métier sauront bien mieux exprimer que nous). Il y a aussi l’intérêt biologique (ou thérapeutique), à savoir son bénéfice pour la santé. Dans ce dernier domaine, le miel se démarque nettement des autres produits sucrés, puisqu’on lui prête quelques vertus, que ne semblent pas posséder les autres produits sucrés :

une activité antibactérienne et antiseptique

Le miel complément alimentaire pour le cycliste

L’activité antibactérienne et antiseptique serait due à la présence de plusieurs facteurs antibiotiques naturels :

  • les inhibines
  • et les défensives (il s’agit en réalité de « traces », qui viendraient de la propolis, une substance présente dans toute la ruche et dans la tapisserie des alvéoles).

Les inhibines sont de puissants bactériostatiques, c’est-à-dire qu’ils empêchent le développement des bactéries sans les détruire (ils freinent ou inhibent la reproduction des bactéries). Les défensines jouent quant-à elles un rôle chez l’homme, dans le système immunitaire (un dysfonctionnement de cette molécule provoque des maladies chroniques). Néanmoins, les propriétés bactériostatiques du miel pourraient tout simplement être attribuées à son acidité et de sa densité élevée (40% plus lourd que l’eau).

Dossier : Les compléments alimentaires naturels pour le cyclisme

une activité antioxydante large

Cette activité antioxydante est reliée à la présence de flavonoïdes, dotés de multiples et intéressantes propriétés physiologiques, de substances aromatiques et de matières pigmentaires, spécifiques à chaque miel. Les antioxydants du miel permettent au sportif de lutter contre les radicaux libres (résidus de la consommation d’oxygène, la pollution, l’exposition solaire…), des molécules hautement responsables du vieillissement cellulaire. Une suragression de l’organisme aux radicaux libres expose au risque de stress oxydatif.

un effet prébiotique

L’activité « prébiotique » (c’est-à-dire « favorable à la vitalité ») du miel, résulte de la présence dans celui-ci de glucides non assimilables par notre organisme. En traversant notre organisme, ces glucides non assimilables ont pour effet de stimuler la microflore intestinale et de la vitaliser. Rappelons que cette microflore intestinale, constituée de bifidobactéries et lactobacilles…, est le garant d’une bonne absorption des nutriments dans le colon, au premier rang desquels les minéraux (en particulier le calcium et le magnésium) et de l’intégrité du système immunitaire (la barrière intestinale étant le 1er rempart contre les agresseurs venant de l’extérieur). Autant de propriétés très utiles pour le sportif.

et les autres vertus : mythe ou réalité ?

S’agissant du contenu en enzymes, souvent mis en avant comme argument commercial, les professionnels du secteur estiment qu’à l’échelle du système digestif humain, les quantités sont insignifiantes (rappelons néanmoins qu’il convient de ne pas faire chauffer le miel à plus de 40°c, sous peine de lui faire perdre une partie de ses enzymes).

Enfin, en fonction de l’origine des miels (fleurs), des vertus thérapeutiques hypothétiques peuvent venir s’ajouter au cas par cas, tel que le drainage hépatique (action stimulante sur le foie du miel de romarin), la prévention des lithiases biliaires (miel de bruyère), des ulcères à l’estomac, de la gastroentérite (miel de lavande surtout), le confort digestif, notamment en cas de transit paresseux, le miel ayant un effet légèrement laxatif (miel d’acacia)…Même si tous les effets attendus ne sont pas totalement au rendez-vous, selon l’expression consacrée : ça ne peut pas faire de mal !

Source : www.nutri-cycles.com/le-miel-complement-alimentaire-naturel-du-cycliste

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : Bon à savoir | Tags : Commenter cet article
26
Mar
2013

Fleurissez vos jardins

Nos parcs et nos jardins sont des lieux destinés à accueillir la vie.
Cela commence par les fleurs
; celles qui poussent spontanément dans la pelouses, dans les allées, dans les haies. Laisser une place à cette flore spontanée et sauvage est un geste écologique à notre portée.

Les bénéfices seront nombreux, à commencer par la présence d’une zone fleurie, dont il n’est même pas nécessaire de s’occuper. Cette zone plus sauvage va accueillir une faune d’insectes auxiliaires indispensables, notamment des insectes pollinisateurs (papillons, abeilles…)

Éliminées des cultures intensives, par les désherbants, les arrachages de haies, les tontes et fauches fréquentes, ces plantes fleuries et leur faune vont trouver refuge chez nous, en attendant espérons-le des jours meilleurs, lorsque le choix sera fait enfin d’une agriculture plus raisonnable et humaine.

Sans parler des économies de temps dans l’entretien de nos jardins… et de carburant car la tondeuse ou la faucheuse tournera moins souvent!

Comme nous avons aussi toutes et tous des plantations en vue, vous trouverez ci-dessous une liste d’arbres et de plantes mellifères.

Plantes:

Vivaces:
– Lavande
– Thym
– Trèfle
– Sainfoin
– Sauge
– Viperine
– Lotier corniculé
– Menthe
– Campanule
– Perce-neige
– Ail
– Anémones
– Crocus
– Achillée
– Agastache
– Verveine
– Hysope
– Fraisiers
Annuelles:
– Coquelicot
– Bourache
– Pissenlit
– Phacélie
– Moutarde
– Mélilot
– Luzerne
– Sarrasin
– Bleuet
– Tournesol
– Courges
– Tomates
– Giroflée
– Ancolie
– Angélique
– Monnaie du pape
– Rose trémière
– Souci

Une jachère mellifère se compose de plantes
Annuelles : plantes dont le cycle de vie ne dure qu’une saison et meurt. La plante pousse, fleurit, est fertilisée, produit des semences et finalement meurt. Elles doivent donc être remplacées toutes les années.
Biannuelles : plantes se caractérisant par un cycle de végétation qui s’étale sur deux années : semées au printemps ou en été, elles donnent des feuilles la première année et ne fleurissent qu’au printemps ou l’été suivant après avoir passé l’hiver en pleine terre.
Vivaces : plantes qui peut vivre plusieurs années. La plante se dessèche à l’automne et au printemps les bourgeons sous le sol repoussent. Certaines poussent normalement pendant plusieurs années et d’autres pendants deux ou trois ans.

Grands arbres:
– Saule marsault
– Sorbier des oiseleurs
– Erable champètre
– Chataignier
– Tilleul
– Sureau noir
– Merisier
– Cerisier
– Prunier
– Pommier
– Amandier
Arbres:
– Cornouiller mâle
– Epine vinette
– Pêcher
– Abricotier
– Noisetier
– Acacia
– Lilas
– Buis
– Aubépine
– Fusain d’europe
– Eglatier
– Troëne
Arbustes et lianes:
– Cornouiller sanguin
– Genet à balais
– Chevrefeuille
– Ronce
– Groseiller
– Framboisier
– Kiwi
– Clématite

Informations recueillies par Chantal Jacquot et Yves Robert, apiculteurs et arboriculteurs

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : Bon à savoir | Commenter cet article
27
Août
2012

championne du monde du remplissage de corbeilles à pollen

A proximité du rucher d’autres butineurs font des réserves pour l’hiver.

Si l’un d’entre vous connait le nom de cette abeille, nous sommes  preneur.

Ecrit par Régis dans : Bon à savoir,Non classé | Tags : Commenter cet article
31
Jan
2012

Conférence sur le frelon asiatique

Le frelon asiatique a été introduit accidentellement en Lot-et-Garonne en 2004, par l’importation de produits commerciaux chinois. En 2011, le frelon a envahi plus d’une quarantaine de départements français et commence à se répandre dans le reste de l’Europe.

Son expansion pose de nombreux problèmes :
environnementaux : le frelon est un prédateur de nombreux insectes;
il pourrait ainsi diminuer la biodiversité,
économique : le secteur apicole (le frelon chasse les abeilles) est touché,
– de santé publique : des attaques ont été signalées sur des personnes.

Les chercheurs étudient la biologie et l’écologie de cette espèce invasive,
ceci afin de mettre au point des moyens de prévention et de lutte adaptés, comme un piège sélectif. Les données (scientifiques, piégeages) seront mises à disposition des apiculteurs, des pouvoirs publics, du public dans le but de protéger les ruchers, les personnes et de lutter contre cette espèce de frelon.

___________________________________

La conférence sera tenue par Eric DARROUZET (maître de Conférences à l’Université de Tours) le :

Mardi 7 Février à 20h30

Salle Léopold Sédar Senghor

1bis rue de la Préfecture
Tours

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : Bon à savoir | Tags : , Commenter cet article
11
Jan
2012

Un toit pour les abeilles dans le Sud Ouest

Comme nous vous le racontions, Un toit pour les abeilles a été récompensé aux Trophées du Business vert et a obtenu le prix du « coup de cœur des internautes ».
Article publié le 12 décembre 2011 (voir l’article)

Le Sud Ouest a souligné cette récompense et a donc consacré un article à
Un toit pour les abeilles.

Voir l’article paru dans le Sud Ouest

 

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : Bon à savoir,Vie de l'entreprise | Tags : Commenter cet article
04
Mai
2011

Cueilleurs d’essaims

La période propice à la multiplication des colonies d’abeilles amènent une partie des populations des ruches à émigrer.

L’essaimage va d’avril à juillet et Mai étant le mois le plus important.

La vieille reine part avec une partie de la colonie et les abeilles restant dans la ruche élèvent alors une nouvelle reine.

Avant de partir, les abeilles essaimant se gorgent de miel ainsi quand elles décident de se poser pour le repos de la reine, ces dernières ne sont que peu agressives.

Des abeilles chez vous, pas de panique.

L’essaim peut se poser plusieurs fois avant de trouver le lieu où il s’installera ainsi il n’est peut être là que temporairement.
Enfin, si ce dernier a élu domicile dans votre jardin, le mieux est de le faire enlever au plus tôt avant qu’il ne puisse être délogé.
Les abeilles étant une espèce protégée, les pompiers et entreprises de désinsectisation n’ont pas le droit de les détruire.

Voici deux sites qui recensent par région les cueilleurs d’essaims (pour la plupart apiculteurs amateurs)  qui se proposent de venir récupérer gracieusement ces essaims.

http://abeille.gudule.org/

http://www.sos-essaim-abeilles.com/

 

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : Bon à savoir | Tags : Commenter cet article
14
Avr
2011

Bon à savoir

Les abeilles sorties de la ruche, comment voient-elles ?

Les abeilles possèdent deux types d’yeux :
Les yeux à facettes situés de chaque côté de la tête et composés de soies qui leur permettent la perception d’air.
Trois ocelles, yeux placés en triangle au dessus de la tête.qui renseignent les abeilles sur la direction et la clarté ambiante.

Les butineuses par exemple évaluent le temps restant pour rentrer à la ruche avant la tombée de la nuit par perception de la luminosité et repérage dans l’espace grâce à cet organe.

Le système de vision de l’abeille est ainsi adapté à son mode déplacement mais également à son alimentation adulte.

En effet, l’abeille est sensible aux ultraviolets et ne distingue pas la couleur rouge.
Ainsi, les fleurs rouges qui nous apparaissent de couleur uniforme sont en réalité pour elle, violettes et très nuancées, notamment elle perçoit des lignes distinctes des pétales au cœur de la fleur indiquant ainsi où se trouvent le nectar, invisibles pour nous.

Enfin, les abeilles ont un système de résolution plus faible que chez l’homme (on parle d’un 60ème de ce que décrypte l’œil humain) mais leur temps de perception est jusqu’à 10 fois plus performant, c’est à dire qu’elles voient moins bien mais enregistrent plus d’images par unité de temps ce qui facilitent la détection des mouvements. Elles sont donc sensibles aux éléments en mouvement et leur vision proche de 360° leur permet également de se repérer dans l’espace.

Ecrit par Un toit pour les abeilles dans : Bon à savoir | Commenter cet article

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