Juin
2016
Juin
2016
L’abeille en Poésie
Nous vous partageons avec une vive émotion le poème écrit par l’une de nos marraines autour de cet insecte si fragile et pourtant essentiel qu’est l’abeille…
Un bel éloge à l’abeille…
Petit insecte et pourtant…
Ce petit corps sans vie
Qu’est-il ?
Qu’est ce qu’elle est?
Une créature du ciel et de la terre,
Toute velue
Étendue là, sur le sol.
Ce petit être
Qu’as t’ il fait?
Se promenant,
Butinant de fleurs en fleurs.
Mais qu’est-il donc arrivé?
Il cherché désespérément une chaleur amie.
Dans ce nectar le plus délicieux
Il en fut empoisonné.
Asphyxié par tant d’ingratitude!
De mépris et de stupidité!
Que vient-elle nous transmettre?
Un pardon, un retour à soi.
Elle se sacrifie pour que vous ouvriez enfin les yeux.
Qu’est-elle?
Une abeille parmi tant d’autres et pourtant…
Qui êtes-vous?
Un humain parmi tant d’autres et pourtant…
Une Vie, un Corps, un Sourire
Une Beauté, une Différence, une Unicité.
Regardez!
Elle brille, éclaire
Illumine
Nos cervelles endormies.
En gisant là sur le sol
Elle nous Sauve la Vie.
De Liloudaly
Avr
2016
Ruche Connectée… Le monde apicole à l’air du numérique
Il est de coutume de dire que chaque « Révolution » petite ou grande, apporte son lot d’évolutions positives aux hommes, mais avec elles, son lot de contraintes et de limites.
A l’air du numérique, c’est une petite révolution qui secoue depuis quelques semaines déjà le monde apicole et qui promet de révolutionner ce dernier sur bien des points !
Cette révolution porte un nom : La ruche connectée !
Nous vous proposons de découvrir Beezbee ce nouveau concept de ruche intelligente qui fait du bruit. Nous mettrons en lumière les atouts concrets qu’apporte ce nouvel outil informatique et nous ferons un parallèle avec le monde agricole qui a déjà amorcé son évolution vers le numérique. Nous évoquerons ensuite les contraintes mais aussi les limites d’un tel projet, en nous appuyant sur les arguments et avis des apiculteurs de notre réseau.
A vous ensuite de vous faire un avis…
Beezbee la ruche connectée
On sait les abeilles intelligentes, c’est maintenant la ruche qui se veut « smart » et connectée…
L’entreprise Green & Connect a déjà vendu plus d’une centaine de balances. Ces dernières installées sous les ruches permettent aux apiculteurs de les gérer à distance via une application.
Si au lancement du concept il s’agissait pour Green & Connect de mettre en place un système d’alerte permettant aux apiculteurs de se prémunir des essaimages potentiels de printemps, aujourd’hui la balance connectée permet de répertorier sur les ruches, des informations stratégiques permettant à l’apiculteur de savoir si les ruches se portent bien ou si une intervention est nécessaire.
Ce sont autant d’indicateurs concernant le poids des ruches, la température ou encore l’hygrométrie (humidité).
Les atouts concrets d’un tel outil sont nombreux et permettent notamment d’optimiser les interventions sur les ruches et d’économiser ainsi temps de trajets et gazole pour se rendre sur les ruchers (souvent situés sur des zones éloignées).
Autre atout, l’apiculteur qui saura lire les indices reçus par sms de sa balance connectée, pourra notamment estimer la période de début de miellée. Il pourra également anticiper l’ajout des hausses en cas de forte miellée etc…
Les apiculteurs qui transhument peuvent grâce à ces indicateurs transhumer au bon moment sur les zones de fortes floraisons pour obtenir un miel de cru par exemple…
Bref la balance connectée promet un gain concret de temps et de productivité sur les ruches.
Prix moyen 300€, auquel il faut ajouter l’abonnement mensuel aux réseaux de transmission longue distance (LoRa ou Sigfox).
Le monde agricole déjà en marche vers le numérique
La révolution est déjà en marche dans le monde agricole !
Les agriculteurs doivent concilier rendement, qualité et traçabilité…
Nombre d’entre eux ont déjà pris la vague internet de plein fouet et profite des leviers associés au numérique dans leur activité.
Parmi ces leviers de croissance :
Le développement des circuits-courts : Aujourd’hui plus qu’hier, les habitudes des consommateurs évoluent vers de l’achat en local. On privilégie la relation directe avec l’agriculteur. « La Ruche qui dit oui » s’est développée de manière considérable ces derniers mois. Il existe aujourd’hui également des drive-fermiers etc…
Plus de 20% des ventes des agriculteurs se font en circuits cours. Aujourd’hui beaucoup de cantines scolaires par exemple souhaitent être fournies par des partenaires locaux « Du champs à l’assiette ».
Le numérique permet outre un développement en local, de mieux tracer l’alimentation dans nos assiettes. Des capteurs permettent de tracer l’origine mais aussi la composition et le bilan écologique des aliments qui nous consommons. Des applications existent déjà « Open food facts », « Notéo » entres autres…
Enfin les systèmes de financement participatifs se développent de plus en plus et permettent aux agriculteurs de développer leur activité. Ces plateformes de « cross founding » trouvent un bel écho notamment sur les réseaux sociaux. Internet là encore est un levier d’accroissement direct pour le monde agricole.
Les limites de la ruche connectée et du numérique
Faire du métier ancestral d’apiculteur un nouvel enjeu de rentabilité et d’accroissement de la production à tout prix, met en péril l’essence même du métier à savoir : L’amour et le Respect des abeilles.
Attention à ne pas se retrouver dans le schéma de ces vidéos qu’on voit tourner sur internet de ces « pseudos apiculteurs américains » qui ont oublié l’essence même de ce métier artisanal et ancestral et qui tout au long de la journée appliquent des gestes quasi industriels de divisions de colonies et récolte de miel dans l’irrespect total de l’équilibre de celles-ci…
Il ne s’agit pas d’objets ou de matériels mais bien d’être vivants fragilisés par un monde extérieur rude et que l’apiculteur, par sa relation étroite et par sa connaissance du métier protège…
Malgré les apports concrets d’un tel système, il n’en reste pas moins que le métier d’apiculteur c’est avant tout une étroite relation entre les abeilles et l’homme…
Poussons encore plus loin l’image autour de ces « indicateurs intelligents » et imaginons un système d’alerte similaire sur les nourrissons par exemple. Un schéma monstrueux où les parents seraient alertés qu’il est l’heure de nourrir l’enfant ou encore de le changer ou de lui donner le bain…
Plus de contacts intermédiaires, plus de relations affectives « inutiles »…
Le risque finalement n’est-il pas de briser ce lien fort entre l’abeille et l’apiculteur ?
Outre ce point, nous n’avons pas encore de recul suffisant nous permettant de juger des risques concrets sur les colonies qu’engendre l’intégration d’un système informatique nécessitant notamment une portabilité wifi. Qu’en est-il des ondes sur la ruche ?
On sait de source sure que les ondes à fortes doses sont nocives pour les hommes…
A connecter les abeilles, l’homme ne prend-il pas le risque d’ajouter encore un facteur d’affaiblissement des colonies ?
Enfin On connait l’enjeux des « BIG DATA » (croisement de données météos, agronomiques, …) couplée à des objets connectés (capteurs de surveillance des cultures et des élevages) et leurs actions directes sur les rendements agricoles notamment.
Il suffirait que ces éléments de BIG DATA passent sous les mains de grands groupes comme Monsanto pour accroître sa maîtrise sur le monde agricole ! Monsanto a déjà racheté pour des montants exorbitants plusieurs sociétés de datas climatologiques …
Pourquoi ? Accroitre encore la dépendance des agriculteurs vis-à-vis des solutions MONSANTO !
Attention qu’il n’en soit pas de même pour les abeilles et le monde apicole !
Finalement la ruche connectée comme les évolutions numériques dans le monde agricole peut apporter ses solutions d’aide au métier d’apiculteur. Il n’en reste pas moins, qu’encore une fois c’est l’utilisation qu’en fera l’homme qui déterminera si c’est un bien ou un mal pour les abeilles…
Source :
www.lesechos.fr/beezbee-la-ruche-connectee-1212236.php
magazine.laruchequiditoui.fr/faut-il-avoir-peur-de-lagriculture-connectee/
Mar
2016
La légende du colibri
Connaissez-vous la métaphore du Colibri ?
Une nouvelle marraine nous a appelé, ravie de faire partie de l’aventure mais désolée de n’a pas pouvoir parrainer au-delà de 4000 abeilles…
Nous lui avons alors rappelé la légende du Colibri que nous vous livrons aujourd’hui au travers de cette image.
Il n’y a pas de petite contribution… Chaque parrainage nous permet de soutenir concrètement les apiculteurs Un toit pour les abeilles partout en France et de développer de nouvelles colonies d’abeilles, essentielles à la vie !
Alors merci à vous tous pour vos soutiens nombreux… Vous êtes les petits colibris d’Un toit pour les abeilles.
« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux, terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes aves son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : »Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! ». Et le colibri lui répondit : »Je le sais, mais je fais ma part ». »
#jefaismapart
Jan
2016
Calendrier de plantation et semence des fleurs préférées des abeilles
Vous nous aviez demandé à quelle période semer les fleurs mellifères qui apportent nectar et pollen à nos abeilles.
Nous vous proposons un calendrier illustré des fleurs à semer pour nos précieuses butineuses…
N’oubliez pas que sur le www.untoitpourlesabeilles.fr vous pouvez parrainer des ruches mais aussi des mètres carrés de fleurs pour nos abeilles…
Ruches de Biodiversité (Editions de Terran)
Bernard Bertrand nous propose dans son ouvrage « ruches de biodiversité » (éditions de Terran) une vision de l’apiculture à laquelle nous adhérons à 100%. Une apiculture dont le seul objectif est la santé des abeilles.
Un ouvrage magnifique qui nous amène à nous questionner sur les pratiques actuelles et à revenir vers une apiculture plus naturelle et moins interventionniste.
Editions de Terran : 16.50 €
Nous sommes de plus en plus nombreux à souhaiter l’implantation d’une colonie d’abeilles dans notre jardin, sans pour autant vouloir en récolter le miel. Les ruches de biodiversité répondent à ce besoin ; les construire est facile, à la portée de tous et peu coûteux… Bernard Bertrand vous propose plusieurs modèles simples, à vous de choisir celui qui vous convient.
Dans sa réflexion, il nous invite aussi à reconsidérer les causes profondes du mal-être des « mouches à miel » domestiques. Il nous propose de changer notre rapport à l’abeille, d’être plus respectueux de sa vie intime, pour lui permettre de renouer avec sa vraie nature sauvage. L’enjeu est de taille : mieux armée, l’abeille pourra à nouveau s’adapter et résister aux multiples agressions subies.
L’Essaimage
L’Essaimage
Le mois de mai sonne la reprise totale d’activité au sein de la ruche avec le développement des populations au sein de la colonie. Mai est également une période propice à l’essaimage, c’est-à-dire au départ de l’ancienne Reine avec une partie de la colonie, lié au manque de place dans la ruche.
En effet si la croissance de la colonie s’accélère et que la place vient à manquer, la reine quitte la ruche avec une partie des abeilles. Elle laisse alors place à une jeune reine qui va prendre le relais au sein de la ruche et pondre à son tour, une fois qu’elle aura été fécondée. L’ancienne reine, partie avec son essaim (une partie de sa ruche) va aller s’installer, en hauteur près de l’ancienne ruche, à environ 30, 50, voire 100 mètres, le plus souvent dans une cheminée, ou dans les arbres, dans les trous des maisons ou dans les espaces entre fenêtres et volets etc…
Des abeilles sont chez vous, pas de panique !
L’essaim peut se poser plusieurs fois avant de trouver le lieu où il s’installera ainsi il n’est peut-être là que temporairement. Si ce dernier a élu domicile dans votre propriété le mieux est de le faire enlever au plus tôt avant qu’il ne puisse être délogé.
Les abeilles étant une espèce protégée, les pompiers et entreprises de désinsectisation n’ont pas le droit de les détruire. Nous vous transmettons un lien vers un site qui recense par région les cueilleurs d’essaims (pour la plupart apiculteurs amateurs). Ces derniers se proposent de venir récupérer gracieusement ces essaims.
Newmanity.com : Le Réseau Social Citoyen
Newmanity, est le 1er réseau social citoyen destiné à toutes les personnes qui souhaitent contribuer aux changements de société et construire un monde plus humain, plus écologique et plus responsable !

En somme, au-delà d’un simple réseau virtuel, Newmanity permet à ses membres d’être actifs et d’agir ensemble, près de chez eux.
Bien plus qu’un réseau, Newmanity est une plateforme communautaire.
Newmanity soutient l’action d’Un Toit Pour Les Abeilles et appellent touts ceux qui souhaitent s’engager concrètement pour la sauvegarde des abeilles à Parrainer une ruche via www.untoitpourlesabeilles.fr : Soyez nombreux à agir, avec nous pour la protection des abeilles sentinelles de l’environnement, et de la filière apicole !
Appel à soutien – Environnement
Parrainez une ruche pour sauver les abeilles !
Les abeilles sont en danger
Depuis quelques années, la population d’abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale sur certaines zones.
Ce phénomène porte le nom de « Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles » ou CCD (Colony Collapse Disorder) : subitement, les ruches se vident de leurs abeilles sans que l’on ne retrouve aucun cadavre à proximité.
Ce syndrome est très préoccupant en raison de l’importance écologique de l’abeille en tant que pollinisatrice.
En France, près de 30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année.
En 10 ans, 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité.
Les études en cours montrent que plusieurs causes sont responsables de cette disparition progressive :
Traitements pesticides, infections parasitaires, maladies, pollution, réduction de la ressource alimentaire (quantité et diversité des fleurs fournissant nectar et pollen) et des habitats, compétition avec des espèces invasives, changement climatique, multiplication des émissions électromagnétiques, nouveaux prédateurs…
En danger : 35 % de la production mondiale de nourriture
Seules 25 % des cultures ne dépendent pas de l’action des insectes pollinisateurs (les céréales par exemple).
La plupart des cultures fruitières, légumières, oléagineuses, protéagineuses ainsi que celles des fruits à coques, des épices, du café et du cacao sont majoritairement pollinisées par les insectes.
Notre moyen d’action est le parrainage : nous proposons aux entreprises et aux particuliers de parrainer l’outil de travail des abeilles, leur ruche.
En remerciement, les abeilles offrent à leur parrain le fruit de leur travail, une partie de leur miel.
Chaque année, les parrains reçoivent les pots de miel correspondant à leur parrainage.
Leur logo ou leur nom figure sur l’étiquette des pots…
Aidez-nous à préserver les abeilles, sentinelles de l’environnement !
Chacun peut participer à cet effort sans être apiculteur : nous vous proposons, sans pour autant que vous ayez à gérer les ruches, de vous inscrire dans cette démarche de protection et de sauvegarde.
Fév
2015
Les Abeilles essentielles à l’homme
Un Excellent Dossier proposé par Proâme et rédigé par Maryline PASSINI
Economiser le vivant : les abeilles sont vitales pour l’homme – « to been or not to been » – save been / save us ! je suis abeille …
« Les abeilles ne meurent pas d’une maladie mais d’une intoxication. » Marc-Edouard Colin, chercheur
Il est temps d’essaimer de bonnes infos et de bonnes idées sur les abeilles, la biodiversité, notre avenir, l’économie du vivant. En cette periode de saint Valentin, alors butinons …
Alerte : » Syndrome d’effondrement « des abeille depuis plus de 20 ans (faudrait etre un peu plus réactif non ???)
Depuis le milieu des années 80, l’apiculture est confrontée à un affaiblissement et une surmortalité marquée des colonies d’abeilles d’origine multifactorielle.
C’est en France, en 1994 que les apiculteurs se sont alarmés : durant l’été, de nombreuses abeilles ne revenaient plus dans les ruches, laissant derrière elles la reine et quelques jeunes… Les abeilles étaient retrouvées mortes sur le sol, en petits groupes ou volaient désorientées devant la ruche avec des comportements alimentaires anormaux.
Depuis, l’état de la filière apicole française est désastreux : en 2012, par rapport à 2004, le nombre d’apiculteurs a baissé de 40 %, le nombre de ruches de 20 % et la production de 28 %, selon l’Audit économique de la filière apicole française, commandité en 2011 par FranceAgriMer. Ainsi, depuis une vingtaine d’années, rien qu’en France, les taux de mortalités observés sur les colonies se sont fortement accrus. Les mortalités hivernales moyennes sont supérieures à 20 % et il est fréquent que les taux de pertes annuelles dépassent les 30 %.
Ce phénomène s’est ensuite propagé à d’autres pays européens et notamment aux Etats-Unis où à l’automne 2006, les abeilles ont commencé à disparaître de manière inquiétante avec plus de la moitié des états touchés et des pertes de population comprises entre 30 % et 90 %. Le « syndrome d’effondrement des colonies » (« colony collapse disorder » ou CCD) était né.
Malheureusement, loin de rester localisées, ces mortalités massives ne cessent de s’intensifier dans de nombreux pays : Grande-Bretagne, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas, Canada… depuis le début des années 2000. Là aussi, certaines colonies d’abeilles perdent jusqu’à 90% de leurs population…
C’est grave
Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « » syndrome d’effondrement « » – ou « » colony collapse disorder « ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « » Trois quart des cultures qui nourrissent l’humanité en dépendent « , résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l’Inra (Institut national de recherche agronomique).
Arrivée sur Terre 60 millions d’année avant l’homme, Apis mellifera (l’abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu’à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées
Réveil des consciences timide en 2007
Cela fait plus de 15 ou 20 ans que plusieurs scientifiques et biologistes ont tiré la sonnette d’alarme concernant la disparition des abeilles. Mais les prises de consciences sont latentes et souvent corrélées aux catastrophes – Pourtant en 2007 le journal « Les Echos » dans un article daté du 20 Août (une date “creuse” ) : Les abeilles s’éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l’espèce humaine.
Oui en fait c’est assez simple plus d’abeille, plus d’humain ! car plus de plus de culture et grave déficit immunitaire, etc, etc …
En Europe, un groupe de travail européen sur la prévention des mortalités d’abeilles a été mis en place, coordonné par le centre Agroscope Liebefeld-Posieux qui estimait fin août 2007 que le phénomène devenait plus fréquent, et qu’il prenait « des proportions plus importantes ». Voir cette video “a qui profite le miel ?” : https://www.youtube.com/watch?v=4dVs95LwVV
Les causes
Les études en cours montrent que plusieurs causes sont responsables de cette disparition progressive : traitements pesticides, infections parasitaires, maladies, pollution, réduction de la ressource alimentaire (quantité et diversité des fleurs fournissant nectar et pollen) et des habitats, compétition avec des espèces invasives, changement climatique, multiplication des émissions électromagnétiques, nouveaux prédateurs… – Dans cet article du journal Le Monde du 29 août 2007, M. Neumann, du Centre agroscope Liebefeld-Posieux (Berne, Suisse), le note : « on peut supporter séparément une maladie, une mauvaise alimentation, un empoisonnement aux pesticides, mais quand tous les facteurs se conjuguent, il arrive un moment où la limite de résistance est atteinte« .
Parmi tous les facteurs martelons, ici, le rôle catastrophique des pesticides ! Apparus dans les années 1990, ces pesticides, couramment employés dans l’épandage agricole, représentent environ 40% des ventes mondiales d’insecticides, soit plus de 2,6 milliards d’euros. On les retrouve dans les traitements des sols et d’enrobage des semences dans le cadre d’une utilisation systématique et préventive. Ainsi, ils s’accumulent dans les sols, mais aussi dans les nappes phréatiques et les cours d’eau où ils persistent pendant plusieurs mois, voire plusieurs années.
Ces pesticides sont donc un danger pour nombre d’espèces entraînant des troubles de la reproduction, des facultés de survie réduites, ou encore la paralysie du système nerveux chez certains comme les abeilles. Cela met donc en péril l’ensemble de la chaîne alimentaire.
Et BIS REPETITA … ce phénomène nous touche directement, dans la mesure où, la pollinisation des fleurs par les abeilles est vitale pour les arbres fruitiers, et donc pour l’industrie agroalimentaire dans son ensemble.
Au niveau européen, 35% de ce que nous mangeons dépend directement du travail des abeilles et 84% des espèces cultivées en Europe et 80% des plantes ont besoin d’elles pour se reproduire selon l’Institut national de la recherche agronomique.
Enfin, il est essentiel de rappeler que les pesticides affectent également la santé des hommes. Des chercheurs leur attribuent une responsabilité dans le développement des cancers du sang et de la prostate, de la maladie de Parkinson ou encore de l’infertilité.
Suite à ces constats, une règlementation a été mise en place par l’Union européenne qui a suspendu en 2013 l’usage de 3 néonicotoïdes (le clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame) pour une durée de deux ans**. Cependant, cela n’est pas suffisant et d’importantes mesures durables doivent encore être prises car les trois quarts des cultures qui nourrissent l’humanité en dépendent. C’est donc l’avenir de l’espèce humaine qui est en jeu.
Certes des mesures d’interdictions ont été prises (encore insuffisantes cependant) mais quand le profit s’en mêle cela devient « irritant » !
** C’est pour cette raison d’ailleurs que nous devons pas laisser pas Bayer et autres grands groupes faire annuler l’interdiction des pesticides tueurs d’abeilles et signez la petition de fevrier 2015 : http://www.proame.net/ne-laissez-pas-bayer-faire-annuler-linterdiction-des-pesticides-tueurs-dabeilles/
Sans vouloir vous donner le bourdo
Les autres pollinisateurs sont aussi affectés par ce phénomène : « on a toutes les raisons de penser que quand l’abeille domestique a des soucis, c’est pire pour les espèces sauvages, car la colonie a un effet protecteur », Bernard Vaissière directeur du laboratoire de pollinisation entomophile à l’INRA d’Avignon.
Enfin, en France on a encore plus de “colonies de raisons” de s’inquièter car 2014 fut une année noire pour l’apiculture française !
Le Réseau Biodiversité pour les Abeilles a tiré la sonnette d’alarme et appelle les pouvoirs publics à réagir sans délai. Objectif : éviter le naufrage de la filière en 2015.
C’est le virus de la paralysie chronique des abeilles (CBPV : Chronic Bee Paralysis Virus) qui a fait e, 2014 d’importants dégâts dans les principaux bassins de production en raison du manque de ressource disponible dans l’environnement. Surnommée « la maladie noire » par les apiculteurs et les scientifiques, cette pathologie virale affaiblit considérablement les ruches et ne laisse que peu d’espoir de récolte de miel sur les colonies affectées. Très contagieux, ce virus peut décimer des colonies entières et mettre ainsi en péril l’équilibre économique de nombreuses exploitations apicoles !
Alors nous avons des “milliard d’abeilles de raisons” à defendre la sauvegarde des abeille, de notre biodiversité, de l’avenir de l’homme et le merveilleux travail des apiculyeurs en France. Plus que jamais nous devons se penser tous comme abeille pour prendre consciences des enjeux de l’économie du vivant, et s’acheminer chemin faisant vers une écomie et une vie plus symbiotique fondée sur le juste équilibre, la symbiose des element (chacun donne à l’autre = give and take) .. C’est ce chemin responsible qu’empreinte l’association Un Toit pour les abeilles fr qui depuis 2010 propose aux particuliers et aux entreprises de parrainer une ruche pour soutenir la filière apicole et participer à l’équilibre de la faune et de la flore. C’est une initiative innovante car elle se fonde sur l’idée Give and Take du partage (symbiotic) et sachez que grâce à cette association 5 apiculteurs ont pu etre sauvé pour 2015 suite à l’année noire !
Un exemple à suivre dont vous ferez votre miel – Voir sur mon blog Je suis Abeille : je parraine “à mon avantage” des abeilles avec un Toit pour les abeilles ! et la société symbiotique se dessine …: http://www.proame.net/je-suis-abeille-je-parraine-a-mon-avantage-des-abeilles-avec-un-toit-pour-les-abeilles-et-la-societe-symbiotique-se-dessine/
Autre initiative que je trouve intéressante – la Data en open source des abeilles – The Open Source Beehives project is a network of citizen scientists tracking bee decline. We use sensor enhanced beehives and data science to study honeybee colonies throughout the world. All of our technology and methods, from the hive and sensor kit designs to the data, are documented and made openly available for anyone to use. Feel free to get involved by joining the discussions on our forum or by contacting us.
Voir le site ici : http://www.opensourcebeehives.net/About/about.html
Et la video ici :
… bref ouvrez votre coeur aux abeilles car vous êtes abeilles ! Et une prise de conscience planétaire c’est l’intelligence en essaim qui irradirait la planete ! maryline
Dossier INRA
DOSSIER PRESSE INRA : Les Chercheurs volent au secours des abeilles
Un dossier très complet à lire :
Détail des chapitres :
Partie 1 – Le déclin des abeilles
– Abeilles, un déclin préoccupant
– Une armée d’ennemis
– Des prédateurs venus d’ailleurs
– Les pesticides scrutés par les chercheurs
– Stress en synergie
– L’abeille européenne, trop douce pour ce monde de brutes ?
Partie 2 – Ecologie et pollinisation
– Super-pollinisateurs et écologie du butinage
– Les fleurs : impénitentes séductrices
– Remettre l’écologie des abeilles au coeur du débat
– Agriculture et abeilles au programme de la recherche
– Le miel, une douceur sous la loupe
Partie 3 – La vie dans les ruches
– La ruche, une cité parfaite
– Des abeilles bien élevées
– Une communication pleine de sens
– A table !
Poème : L’abeille et la fleur
Un poème pour commencer la semaine tout en douceur…

L’abeille et la fleur
Allez à vos champs et à vos jardins,
Et vous apprendrez que c’est le plaisir de l’abeille
De butiner le miel de la fleur.
Mais, c’est aussi le plaisir de la fleur
De cèder son miel à l’abeille.
Car pour l’abeille,
La fleur est une source de vie.
Et pour la fleur,
Une abeille est une méssagère d’amour.
Et pour les deux,
Abeille et fleur,
Donner et recevoir le plaisir
Sont un besoin et une extase.
Khalil Gibran
Livre : Tout sur l’Abeille
Une Bande Dessinée très jolie et très complète sur les abeilles, pour petits et grands…

Auteur : Jack Guichard
Illustrateur : Carole Xénard
Collection : Les albums
Prix : 18 €
Dès que le soleil de mai resplendit, une multitude d’insectes envahit la nature. Pour celui qui aime observer ce monde qui l’entoure, celui de l’abeille est un des plus fascinants. Que savons-nous vraiment de l’abeille ? Savez-vous que les abeilles transportent le quart de leur poids en pollen sur leurs pattes ? Savez-vous que certaines colonies d’abeilles peuvent emmagasiner plus de 3kg de nectar par jour ? Savez-vous que les abeilles voient la vie en bleu ? Savez-vous qu’elles sont apparues il y a 70 millions d’années ? Qu’elles ne s’attaquent à l’homme que si elles se sentent agressées ? Un grand album documentaire pour tout savoir sur l’abeille à travers des planches d’illustrations décalées et humoristiques qui servent les informations scientifiques et présentent l’abeille avec ses drôles de particularités…
Jack Guichard a été Directeur du Palais de la découverte. Professeur des Universités, il est à la fois scientifique et spécialiste d’éducation et de communication.
Carole Xénard est illustratrice pour la presse et l’édition jeunesse, avec une petite spécialisation dans les bestioles en tout genre.
À paraîre le 26 septembre 2014
Source : http://www.editions-lepommier.fr/Tout-sur-labeille
Les mille facettes de l’apithérapie

Décriés par certains, les produits de la ruche sont néanmoins de plus en plus recherchés par les amateurs de médecine naturelle. Par ailleurs, des études récurrentes ne cessent de souligner les incroyables pouvoirs curatifs des six éléments phare: miel, pollen, propolis, gelée royale, cire et venin.
«Je pratique l’apithérapie depuis dix ans, et j’observe ses effets bénéfiques au quotidien, remarque Edith Bruchez, naturopathe et vice-présidente de l’Association suisse d’Apithérapie. Néanmoins, je conseille toujours de demander d’abord l’avis de son médecin, puis d’un spécialiste expérimenté. Puis de tester prudemment les produits, en observant les réactions de son corps et en augmentant graduellement les doses.» Car il existe des possibilités de réactions – comme pour tout autre produit de soin. Quelques indications à connaître ci-dessous.
Venin
Propriétés: «Puissant outil à utiliser en connaissance de cause», il est anticoagulant et cardiotonique. Il normalise la tension artérielle, stimule la production de cortisol et le système immunitaire, a un effet vasodilatateur et bloque le transfert de l’influx nerveux. Il est utilisé entre autres pour le traitement de l’arthrite, sciatique, dermatite, sclérose en plaques, épilepsie.
Réactions possibles: «Les piqûres de venin (apipuncture) peuvent provoquer trois réactions: une enflure tout à fait normale, une réaction systémique qui fait enfler de partout et là, il faut être prudent. Ou alors un choc anaphylactique qui peut être mortel. C’est pourquoi il faut être extrêmement vigilant et faire un test d’allergie avant tout traitement de ce type.»
Miel
Propriétés: il favorise le développement de bactéries intestinales. Il possède aussi une action antibactérienne, antiseptique et anti- inflammatoire, et certains hôpitaux l’utilisent en cataplasmes pour régénérer l’épiderme de personnes brûlées ou grièvement blessées. Conseillé aux enfants dès 1 an, il favorise la fixation du calcium et du magnésium dans les os.
Réactions possibles: «En général, il ne provoque pas d’allergies. Il peut arriver qu’une personne dise «ne pas le supporter»: c’est que souvent, on le mange sur des tartines. Or, le mélange du miel et du pain peut provoquer une fermentation mal tolérée par l’estomac.»
Propolis
Elle est constituée de la résine qui couvre certains bourgeons, mêlée aux sécrétions salivaires des abeilles ainsi qu’à de la cire.
Propriétés: véritable antibiotique naturel, elle possède des vertus antivirales et antimycosiques. Cicatrisante, anti-inflammatoire et antioxydante, elle est notamment utilisée pour soigner les coups de froid, les gastrites, les plaies et irritations cutanées, les maladies articulaires, les inflammations buccales. A noter: en Suisse, la propolis figure sur la liste des médicaments de Swissmedic. Seuls les médecins et pharmaciens sont habilités à la vendre, ainsi que tous les produits qui en contiennent, lorsqu’ils se prennent par voie interne.
Réactions possibles: «La propolis a tendance à faire chuter la pression lorsqu’elle est prise par voie interne. Par voie externe, certains peuvent souffrir de grosses allergies cutanées. Il faut toujours tester avant d’acheter.»
Pollen
Très riche en protéines, il est constitué de pollen, miel, nectar et enzymes salivaires. Il se consomme frais, congelé, lyophilisé ou séché.
Propriétés: on le conseille pour dynamiser et réguler l’appétit, rééquilibrer la flore intestinale, traiter les diarrhées. Il est cardioprotecteur et protège l’organisme des radicaux libres. «Il permet aussi de désensibiliser au rhume des foins», remarque la spécialiste. Je conseille de laisser fondre un grain sous la langue le premier jour, deux grains le deuxième, etc. jusqu’à une stabilisation à 1 cuillère à café par jour. Car attention, le traitement n’est pas anodin. Le suivi d’un spécialiste est d’ailleurs fortement recommandé lors d’une désensibilisation.»
Réactions possibles: les allergiques au pollen peuvent bien sûr réagir… sauf s’ils font une désensibilisation.
Cire
Propriétés: anti-inflammatoire et cicatrisante, elle est utilisée pour tout type de soin cutané et possède une action antibactérienne. Elle est aussi intégrée à de nombreux cosmétiques et utilisée en massages, car elle lisse et assouplit la peau et a un effet rafraîchissant.
Réactions possibles: aucune connue à ce jour.
Gelée royale
Sécrétée par les abeilles nourricières, elle sert à nourrir les larves et la reine. Elle est consommée fraîche ou lyophilisée.
Propriétés: elle permet notamment de lutter contre l’anémie, fait baisser le taux de cholestérol, est antibiotique, et favorise l’oxygénation des tissus et du cerveau.
Réactions possibles: «Il arrive, très rarement, qu’une personne soit allergique, sans qu’on sache expliquer sa réaction.»
Bon à savoir
Bien conserver son miel: le miel perd rapidement une grande partie de ses propriétés s’il n’est pas conservé dans de bonnes conditions. Ainsi, il doit être protégé de la lumière et de la chaleur (température recommandée: entre 10°C et 16°C). Par ailleurs, le miel attirant l’humidité, il faut toujours bien refermer le couvercle pour éviter les risques de fermentation.
L’émotionnel pris en compte: autre facette des produits de la ruche: l’apithérapie énergétique. Développée par Brigitte Dorsaz D’Alessio, fondatrice de l’Ecole d’apithérapie Melipona, elle permet d’agir au niveau psycho-émotionnel et de prévenir les maux en s’occupant de leur cause. Ainsi, la spécialiste propose des élixirs apicoles qui permettent un rééquilibre personnel à tous les niveaux, que ce soit physique, psychologique ou émotionnel.
Source : www.migrosmagazine.ch/les-mille-facettes-de-l-apitherapie
© Migros Magazine – Véronique Kipfer
Photos: Imago – Blickwinckel / Istockphoto
L’abeille, une diversité génétique étonnante
Des chercheurs ont découvert près de 3000 gènes découlant de leur adaptation à différents environnements au fil du temps, associés notamment au système immunitaire ou à la capacité à hiverner.
Agence France-Presse
Contrairement à la plupart des espèces domestiquées par l’Homme, les abeilles font preuve d’une étonnante diversité sur le plan génétique qui leur a permis de s’adapter aux changements successifs depuis leur apparition voici quelque 100 millions d’années, selon une étude publiée dimanche.
L’abeille (Apis mellifera) joue un rôle crucial pour les sociétés humaines, dont un tiers de l’approvisionnement en nourriture dépend de la pollinisation des fruits, noix et légumes par des insectes. Le déclin des colonies d’abeilles observé ces dernières années, lié notamment aux maladies et au changement climatique, a donc de quoi inquiéter.
Pour mieux contrer le phénomène, les scientifiques tentent de comprendre les forces et les faiblesses des différentes espèces d’abeilles, inscrites dans leur génome.
Des chercheurs ont donc analysé et comparé l’ADN de 14 sortes d’abeilles issues d’Europe, d’Afrique, du Moyen-Orient, des États-Unis et du Brésil.
Ils ont notamment découvert près de 3000 gènes découlant de leur adaptation à différents environnements au fil du temps, associés notamment au système immunitaire ou à la capacité à hiverner.
«Nous avons utilisé des techniques de pointe et identifié un haut niveau de diversité génétique chez les abeilles. Contrairement à d’autres espèces domestiques, l’élevage des abeilles semble avoir dopé les variations génétiques en croisant des abeilles provenant de différents endroits du monde», résume dans un communiqué le principal auteur de l’étude, Matthew Webster, biologiste à l’université suédoise d’Uppsala.
«Ces résultats semblent aussi indiquer que les croisements intensifs ne sont pas une cause majeure de déclin des colonies», souligne-t-il.
Plus surprenant, l’analyse génétique de l’abeille domestique suggère qu’elle n’est pas originaire d’Afrique, comme on le pensait. Elle semble issue d’une ancienne espèce d’abeille cavicole arrivée d’Asie voici quelque 100 millions d’années et qui se serait rapidement propagée en Europe et en Afrique.
L’ADN révèle en outre la grande influence que le changement climatique exerce sur la taille des populations d’abeilles selon les époques. «Les populations en Europe semblent avoir diminué durant les périodes de glaciation alors qu’au même moment les populations africaines se développaient», explique Matthew Webster.
Publiée dans la revue britannique Nature Genetics, l’étude «pose les bases qui permettront de chercher les mécanismes biologiques qui jouent dans la résistance aux maladies et à l’adaptation au climat, des connaissances qui pourraient s’avérer vitales pour la protection des abeilles», conclut-il.
Source : www.lapresse.ca/labeille-une-diversite-genetique-etonnante
Les abeilles posséderaient un système de navigation intégré
10 gestes Eco-citoyens
10 Trucs et astuces pour être super tendance et éco-citoyen
Après le « made in France » qui est devenu super à la mode, cela n’aura échappé à personne qu’aujourd’hui, la tendance, c’est d’être éco-citoyen. On prône tous d’ailleurs son côté « éco-responsable ».
Alors voilà les 10 incontournables pour être parfaitement dans les rails :
– On parraine une ruche, enfin une partie de ruche, ce qui aide les apiculteurs et nous fait participer à la sauvegarde des abeilles. En plus, on reçoit du bon miel qui peut même être étiqueté à notre nom!
– On adopte des poules pondeuses, âgées d’à peine un an, en les sauvant de l’abattoir. Oui, évidemment, cela ne peut se faire qu’en maison et sûrement pas en appart, même avec un balcon. L’avantage, outre les œufs frais, cela mange tout et tue les serpents… Inconvénients : les poules s’oublient partout, donc empêchez- les de rentrer dans votre salon si vous voyez ce que je veux dire….
– On fait son compost et on s’installe une jardinière de plantes aromatiques qu’on arrose avec amour, à un euro les deux brins de basilic achetés en grande surface, cela devient vite rentable… Et puis, comme on va avoir du compost, on aura du bon terreau ! Il existe de petits composts parfaits pour les espaces citadins. Vous allez voir en plus, comme vos poubelles vont s’alléger !
– On privilégie les circuits cours en s’inscrivant dans une Amap ou on file aux marchés des petits producteurs pour éviter d’avoir des fruits et légumes qui viennent de Rungis… Un seul mot d’ordre : TRAÇABILITÉ. Et là, on se refile les bonnes adresses entre copains des bons producteurs de sa régions.
– On adhère au réseau SLOW FOOD par amour du vrai goût et des bonnes choses : on redécouvre des légumes oubliés (rutabagas, crosnes, pommes de terre violettes, panais…) et on devient une cuisinière incroyablement inventive, ou pas… 😉
– On consulte régulièrement les sites de financement participatif (ou Crowdfunding) comme ulule.fr ou kisskissbankbank.com pour aider, moyennant quelques euros, un sympathique projet qui nous ressemble, ou qui a du sens.
– On chine et on se ballade sur les marchés des créateurs car ils regorgent vraiment de petites merveilles à découvrir, à offrir ou à s’offrir. ![]()
– On fait du troc et on instaure les soirées « Fille mais pas que » pour s’échanger fringues, vêtements d’enfants, jouets/jeux, livres, DVD… pendant que les hommes s’occupent des petits.
– On emmène toute la famille cueillir des fruits directement à la ferme : fraises, framboises, cerises…Et on demande à maman son incroyable recette de confiture, ou mieux encore, elle nous fait des confitures maison parce que c’est bien connu, une maman, ça sait tout faire ![]()
– Et pour finir… allez vous avez deviné ? Le dernier truc super tendance ? Mais si…On offre un Livre à Jouer de Mademoiselle Cartonne ! Pourquoi ? Parce que c’est l’occasion à la fois, de donner du plaisir aux enfants et du travail aux grands, pardi !
Source : http://livreajouer.eu/Blog/10-trucs-astuces-etre-super-tendance-eco-citoyen/
Des abeilles utilisées pour repérer les mines
Deux chercheurs, un Français et un Croate, ont eu l’idée de faire appel aux abeilles pour aider les hommes à repérer les mines antipersonnelles.
Les abeilles pourraient aider l’homme à détecter les mines anti-personnelles.
« On savait déjà les abeilles sensibles à certaines odeurs, celles du géranium ou du néroli (NDLR : fleur d’oranger). Le défi c’est de leur apprendre à repérer le TNT, un explosif », explique Yves Le Conte, directeur de l’unité Abeille et Environnement à l’Institut national de recherche agronomique (Inra) à Avignon (Vaucluse).
Du sucre au TNT
Sollicité il y a quatre ans par Nikola Kesic, un chercheur de l’Université de Zagreb (Croatie), l’idée est venue d’utiliser l’abeille domestique Apis mellifera pour détecter les mines anti-char – de larges et épaisses galettes – et antipersonnel – petites et légères, grosses comme une orange – toujours emprisonnées dans les sols de Croatie (90 000 mines) ou de Bosnie (120 000 mines) et que les glissements de terrain consécutifs aux récentes pluies diluviennes risquent de dégager en surface.
Dotée de capteurs chimiques hypersensibles contenus dans ses antennes, l’abeille domestique est capable, outre les informations qui lui sont communiquées lors de la danse des abeilles au sein de la ruche, de trouver des fleurs et du pollen riches en sucres de façon à les butiner pour en faire du miel. Comment donc lui donner l’habitude d’aller aussi flairer des engins explosifs remplis de TNT ? « Il s’agissait de déclencher un réflexe de type pavlovien chez l’abeille », explique Yves Le Conte.
L’expérience a consisté à dissimuler sous du sable du TNT seul et du TNT recouvert de sirop pour appâter les butineuses. Très vite, les abeilles ont foncé sur l’explosif ! Mais elles sont aussi vite devenues indifférentes quand elles ont compris qu’il n’y avait plus de sucre.
Les chercheurs ont alors forcé l’apprentissage, en rajoutant du sucre sur le TNT de façon qu’elle mémorise de plus en plus fortement l’odeur seule de TNT. « Cette substance chimique, le trinitrotoluène, plus stable que la nitroglycérine qu’on voit dans le film Le salaire de la peur, sent l’amande amère », explique André Picot, chimiste honoraire au CNRS.
Des démineurs encore sceptiques
Des expériences de suivi des déplacements et des arrêts des abeilles ont eu lieu dans des champs de mines recouverts de végétation au moyen d’un radar infrarouge couplé à une caméra permettant de photographier la scène toutes les dix secondes. Comme elle dégage de la chaleur, les abeilles sont repérées par les signaux infrarouges, ce qui permet de fouiller une zone précise et de déminer. D’autres expériences sont prévues cet été en Croatie « avec une colonie entière d’environ 30 000 abeilles, grâce à des financements européens », explique Nikola Kesic.
Des progrès restent à accomplir car les abeilles se posent plus sur les cibles au DNT (dinitrotoluène) que sur le TNT ! Mais la méthode étant « très simple et très rapide, nous espérons maintenant convaincre les spécialistes du déminage avec des résultats », poursuit le chercheur croate.
L’animal doué d’odorat au service de l’homme
Les abeilles sont également valorisées pour détecter les explosifs ou la drogue dans plusieurs aéroports ou centres de recherche. Une démarche qui rappelle le dressage du « rat de Gambie », gros mais très docile, utilisé en Tanzanie avec l’aide de l’ONG belge Apopo pour dépister la tuberculose à partir de la salive de patients ou bien des mines dans la nature. Ou bien encore les chiens de la police technique et scientifique d’Ecully (Rhône) qui, après un entraînement assez strict, sont capables d’identifier « l’odeur corporelle » d’un suspect.
Source : www.la-croix.com/Des-abeilles-utilisees-pour-reperer-les-mines
Language des Abeilles
Quand l’INRA écoute aux ruches
Les abeilles se parlent-t-elles? Une équipe de l’INRA d’Avignon a isolé des vibrations particulières émises dans les ruches, comme un claquement sec, qui correspondraient à une forme de communication avec une poignée de « mots ».
Pour Yves Le Conte, directeur de l’unité Abeilles et Environnement à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), « cela voudrait dire qu’elles disposent d’un autre mode de communication que celui des phéromones », le langage des hormones.
Pour passionné qu’il soit, le biologiste ne s’avance pas à parler de « sons » mais envisage l’hypothèse d’un « profil vibratoire » de cinq à six « mots » échangés dans la ruche, enregistré grâce à des capteurs hyper-sensibles.
Une fois modélisées, ces vibrations indétectables à l’oreille forment une émouvante bande-son sur l’écran de son ordinateur, des « kak kak » proches des sons du criquet, qui semblent se répondre et dont le chercheur conserve jalousement l’enregistrement en laboratoire dans l’attente d’une publication prochaine de ses travaux.
« Si elles font ça c’est forcément pour communiquer, reste à trouver ce qu’elles se disent et comment elles émettent cette vibration particulière », juge-t-il.
Cette découverte s’est faite grâce à sa collaboration avec un physicien de l’université de Nottingham, en Angleterre: Martin Benzick, spécialiste des vibrations, pensait possible de prédire à l’avance certaines activités des abeilles.
M. Benzick a mis au point le « SwarMonitor » qui permet de prévoir à l’avance quand la colonie est prête à essaimer. Quand l’essaimage se produit, explique Yves Le Conte, il cause de lourdes pertes à l’apiculteur: il voit partir l’ancienne reine avec la moitié de ses abeilles pour se reproduire ailleurs en formant un essaim dans les arbres, ou sous les toits.
– Mouchards et caméras –
« L’idée était de permettre à l’apiculteur de prévenir l’essaimage, par exemple en séparant sa colonie en deux. On a décidé de s’en servir plus largement pour prédire la santé des colonies » reprend le biologiste.
Avec l’aide d’un apiculteur « compteur d’abeilles », il a pu installer capteurs et caméras sur les ruches. Didier Crauser a marqué ses abeilles selon un code couleur correspondant à leur état: des minuscules pastilles rouges, bleues ou vertes (malade, traitée ou en bonne santé), collées sur leur dos permettent de suivre chaque battement d’aile dans et autour de la ruche depuis l’ordinateur.
A une centaine de mètres du laboratoire, dans les champs de sainfoin, les ruches sont désormais bardées de mouchards qui enregistrent les vibrations, les entrées et les sorties des abeilles, la durée du butinage. Plus une balance pour évaluer le poids de pollen rapporté dans la ruche par les butineuses.
« Deux fois par mois, on ouvre la ruche pour vérifier l’éventuelle présence de prédateur et ou de maladie » précise M. Le Conte.
« A terme, l’idée est de permettre à chaque apiculteur de s’équiper. Pour un prix modique qui sera sans doute de 2 ou 3 euros par capteur, il pourra être directement alerté par l’activité des abeilles en cas de problème. Elles enverront elles-mêmes le signal: je suis malade, je suis attaquée », prédit le chercheur.
Didier Crauser a déjà déposé deux brevets pour ses inventions qui permettent de surveiller l’impact des modifications environnementales sur les abeilles.
L’inquiétant déclin des abeilles pollinisatrices, avec une mortalité hivernale des ruches de 30 à 30% en France et 40% en Belgique ou en Suède, a justifié une vive riposte de la communauté scientifique.
A Avignon, l’Inra dispose de 400 colonies de 30.000 à 50.000 abeilles chacune dans un rayon de 50 kilomètres, pour étudier leur comportement et les menaces qui pèsent sur elles, combinaison de virus et de prédateurs dans un environnement dégradé par les pesticides et le bétonnage pour mieux les contrer.
« L’affaire est devenue politique », souligne M. Le Conte alors que l’Europe subit déjà un déficit de 13,4 millions de colonies pour ses cultures.
Source : www.leparisien.fr/langage-des-abeilles-quand-l-inra-ecoute-aux-ruches
L’abeille médecin
Quand l’homme est apparu sur terre, l’abeille butinait déjà les fleurs et ramenait à l’essaim le nectar dont elle faisait du miel et du pollen très nourrissant. Ces produits, ainsi que la propolis (recueillie sur les arbres) et le venin des abeilles, ont été utilisés en médecine dans toutes les civilisations : c’est l’apithérapie, à laquelle le professeur Henri Joyeux a consacré un livre en 2012.
En usage externe, le miel désinfecte et cicatrise les plaies chroniques, suppurées ou non, désespérantes (plaies « sordides », écrivait Diderot) car résistant aux antibiotiques, les escarres, les gelures, les ulcères d’origines diverses. En 2009, le professeur Bernard Descottes, ancien président de la commission d’établissement du CHU de Limoges et de l’Association francophone d’apithérapie, avait soigné 3 000 malades, avec 90 % de bons résultats. Le miel agit en produisant de l’eau oxygénée et des protéines antimicrobiennes, en absorbant le pus, en maintenant le milieu acide, en sécrétant des antioxydants et en favorisant la croissance des cellules de cicatrisation.
En usage interne, l’utilisation du miel est populaire mais peu ou pas documentée. Aux convalescents et aux personnes fatiguées, le miel apporte surtout de l’énergie (320 calories pour 100 g). La gelée royale (produite par les abeilles) et surtout le pollen sont plus riches en protides, vitamines et sels minéraux. Le miel semble avoir une action favorable dans les maux de gorge et du larynx (il « éclaircit » la voix). Le pollen pourrait désensibiliser des personnes allergiques à d’autres pollens. Par ailleurs, on a indiqué en Algérie que manger du miel et mâcher de la cire d’abeille aidait au sevrage du tabac. Mais prudence : le professeur Henri Joyeux signale de possibles effets nocifs sur certains cancers du sein. Selon l’origine florale du miel, on lui attribue des propriétés particulières. Ainsi, l’effet supposé sur la fécondité et le tonus sexuel a fait la réputation et le prix du miel de jujubier du Yémen.
Le venin d’abeille soulagerait les crises de goutte et les douleurs dues aux arthrites et aux tendinites. Récemment, on a évoqué une action très hypothétique sur la sclérose en plaques. Il peut être administré en crème, en comprimés, voire par piqûre d’abeille comme faisait Charlemagne pour soigner sa goutte. Certains proposent de l’appliquer sur les points d’acupuncture. Attention : 2 % à 5 % de la population y est allergique. L’abeille est vraiment une amie de l’homme « au premier rang de tous les insectes » (Pline, an 80).
Les Bienfaits du Miel
LE MIEL – Un gommage du visage ?
Si ce n’est le savourer, sur une tartine, dans un yaourt ou sur le dos d’un chèvre chaud, que peut-on bien faire d’autre avec le miel ?
Bienfaisant en cas de grippe, d’enrouement ou de maux de gorge, il peut également s’avérer utile en cas d’ulcère d’estomac et de constipation grâce à son pouvoir légèrement laxatif. Antibactérien, il peut s’utiliser sur les écorchures mineures. Bon cicatrisant dans la mesure où il aide les cellules à se reconstruire, le miel peut être appliqué sur une petite plaie superficielle.
Envie d’un gommage – sucré – du visage ? Mélangez un peu de sucre en poudre et de miel pour obtenir la pâte. Massez délicatement la peau du bout des doigts, laissez agir quelques minutes pour bénéficier des bienfaits du miel et rincez à l’eau claire.
Et pour nourrir la peau, essayez un masque avec de l’avocat, de la carotte (cuite) et du miel. Une autre recette pour un masque de beauté : de la pulpe de banane bien mûre, une à deux cuillerées à soupe de miel et un peu de crème fraîche !
Apithérapie : Miraculeux, le venin d’abeille ?
Peut-être surprenant, l’utilisation de venin remonte à des temps très anciens. Des textes chinois datant de 2000 ans avant J.-C. en feraient mention. Hippocrate lui-même prescrivait ce poison pour traiter l’arthrite. On l’utilise pour soigner les rhumatismes, l’arthrite chronique et la sclérose en plaques. On étudie actuellement ses effets dans le cas de la maladie de Parkinson.
Administré à même les piqûres d’abeille ou, dilué, via des seringues, on applique généralement le venin sur les zones à traiter. On parle aussi d’apipuncture, soit l’acupuncture utilisée avec le précieux venin, utilisée le plus souvent comme traitement de l’épilepsie et de l’incontinence.
Efficace, le venin ? Pour la sclérose en plaques, ça reste à démontrer. D’ailleurs, certaines études montrent plutôt des symptômes aggravés lors d’apithérapie chez l’animal. Et puis, il faut considérer le danger que représente le potentiel allergène du venin. L’AFA, une association internationale, vise à faire reconnaître le sérieux de cette approche alternative dans le monde médical. Bientôt un «buzz» qui fait «bzzz» ?
Source : http://blogues.lapresse.ca/sante/miraculeux-le-venin-dabeille
Piqûre d’abeilles : les zones les plus sensibles ?
C’est à cette question, des plus originales, qu’a tenté de répondre un étudiant de l’Université de Cornell. Le résultat de son classement se base sur le Schmidt Sting Pain Index, une échelle de classement de la douleur.
Pour les besoins d’une étude scientifique, plutôt atypique, Michael Smith a fait la désagréable expérience de tester les différentes parties anatomiques sur lesquelles une abeille pouvait vous piquer, avant d’attribuer une note de 1 à 10 à chacune de celles-ci en fonction de la sensibilité à la douleur.
Un classement effectué à partir de la « Schmidt Sting Pain Index », que le journal scientifique PeerJ publie dans son édition du 4 avril.
Après avoir sélectionné 25 zones clés, et à raison de 5 piqûres quotidiennes testées sur sa propre anatomie pendant 38 jours, l’étudiant de l’Université de Cornell a réussi son objectif. « Les résultats, dit-il, ne sont pas toujours similaires à ce que l’on pourrait penser« . Ainsi, le pénis, qui arrive, avec la note de 7, n’est pas en pole position des pires zones. Il se situe juste derrière le scrotum et à égalité avec la joue. La narine, bien plus sensible, atteint la note de 9, tout comme la lèvre supérieure. Au contraire, le crâne et la partie supérieure du bras occasionnent moins de douleurs.
Suivant la localisation de la piqûre, la perception de la douleur diffère, explique Michael Smith. Un effet psychologique qui joue très sûrement dans l’appréhension de la douleur ressentie.
« Heureusement, ajoute l’étudiant, et cela est bon à savoir, les abeilles ne sont pas réputées être agressives envers l’homme« , conclut-il.
Source : sante.doctissimo.fr/Piqure-d-abeilles-zones-les-plus-sensibles
Le Sénat reconnaît l’abeille comme bio-indicateur
Les Sénateurs ont adopté un amendement à la loi sur l’avenir de l’agriculture reconnaissant l’abeille comme un bio-indicateur dans le cadre de la surveillance des produits phytopharmaceutiques.
« L’abeille est un bio-indicateur particulièrement performant, puisqu’elle est quotidiennement en contact de plusieurs éléments biotiques et abiotiques des écosystèmes tels que les végétaux, l’eau, le sol et l’air », a souligné l’auteur de l’amendement, Alain Fauconnier (PS).
« Son corps couvert de poils lui permet de conserver les éléments avec lesquels elle est en contact. Son activité de butinage lui fait exercer une fonction de prélever sur des centaines de points par jour et sur une aire de plusieurs kilomètres de rayon ».
Dans ces conditions, elle entre parfaitement dans le cadre du système de surveillance des produits phytopharmaceutiques mis en place par le projet de loi, a ajouté le sénateur de l’Aveyron.
Cet amendement est cohérent avec le plan de développement durable de l’apiculture qui dispose notamment qu’il faut diminuer l’impact des pesticides sur la santé des colonies d’abeilles et promouvoir leur rôle d’indicateur des atteintes à la biodiversité et à l’environnement, a précisé M. Fauconnier.
Les sénateurs ont également voté les articles pour un meilleur encadrement de l’utilisation des antibiotiques vétérinaires, avec comme objectif de réduire des antibiotiques critiques pour éviter le développement de bactéries multi-résistantes.
Adopté par les députés en première lecture en janvier, le projet de loi ambitionne de « verdir ». Son examen au Sénat, commencé mercredi, doit s’achever dans la nuit de mardi à mercredi 16 avril.
Source : www.challenges.fr/le-senat-reconnait-l-abeille-comme-bio-indicateur
Les abeilles et la vie
C’est grâce à elles que la plupart des fleurs sont pollinisées, et c’est ainsi que nous pouvons manger chaque jour des légumes et des fruits.
C’est par une danse frétillante combinant des demi-cercles, des mouvements d’abdomen et des variations de bourdonnement que les exploratrices indiquent, de retour à la ruche, la direction et la distance de la source d’approvisionnement qu’elles ont découverte. Un véritable langage. Ces conclusions de Karl von Frisch, contestées depuis leur publication en 1943, ont été confirmées en 1992 au moyen d’une abeille robot.
L’abeille possède quatre mémoires. La mémoire de travail, la mémoire immédiate, la tardive et la permanente. Pour Randolf Menzel surnommé par ses pairs «l’homme qui murmure à l’oreille des abeilles», c’est cette mémoire permanente qui opère la synthèse entre l’acquis et l’inné (c’est-à-dire l’acquis des générations précédentes), et gouverne ces facultés incroyables observées chez l’abeille: sens de l’orientation, calcul des distances, horloge interne et transmission de l’information.D.W.
«Les abeilles et la vie», Didier Van Caulewaert, Michel Lafon
Source : http://www.lavenir.net/article/les.abeilles.et.la.vie
Avr
2014
Cire d’abeille : 5 bienfaits à connaître !
Issue de la ruche, la cire d’abeille est un remède utilisé depuis plus de 2000 ans, notamment pour soigner les problèmes de peau. Aujourd’hui disponible partout, on aurait tort de s’en priver !
Pour des mains rajeunies
A force d’utiliser nos mains, elles s’usent ! Elles sont sèches, rugueuses, rougeâtres… et vous en avez un peu honte ! Essayez la cire d’abeille. Grâce à sa richesse en vitamine A, elle hydrate et protège la peau des agressions, sur le long terme.
La cire d’abeille est conseillée en cas de cicatrices. D’abord, elle possède des propriétés anti-inflammatoires qui apaisent la blessure. Ensuite, comme elle est riche en vitamine A, elle nourrit la peau et facilite la cicatrisation.
En pratique : Mélanger une cuillère à café de cire d’abeille blanche et deux cuillères à soupe de lanoline. Ajouter trois cuillères à soupe d’huile d’olive, une cuillère à soupe de gel d’aloe vera et deux cuillères à soupe d’eau de rose. Faire chauffer le tout au bain-marie et retirer dès que la cire est fondue. Mettre la préparation dans un pot et badigeonner la peau.
Pour de jolies lèvres toute l’année
Parmi les secrets de beauté naturels issus de la ruche, il y a le baume à lèvres à la cire d’abeille. Très hydratant, il soigne les gerçures fréquentes en hiver. En été, son action imperméable sert de protection contre le vent et le soleil. Une solution naturelle intemporelle !
Rougeurs, démangeaisons, croûtes… L’eczéma est une maladie inflammatoire de la peau qui touche 2 à 6% de la population. La cire d’abeille est l’un des composants principaux du « cérat de galien » appelé aussi « cold cream » recommandé pour les personnes atteintes de cette maladie. Inventée au IIe siècle, ce remède est connu pour la fraîcheur qu’il laisse sur la peau. Il soulage rapidement les démangeaisons et soigne les affections cutanées. Il se fabrique aisément à la maison.
En pratique : Dans un récipient, mélanger 7g de cire d’abeille, 17g d’amande douce et 26 gouttes d’huile florale de rose. Mettre le tout à chauffer à feu doux au bain-marie et retirer dès que la cire est fondue. Fouetter la préparation et verser le tout dans un pot. Mettre au frais. Appliquer sur les démangeaisons à volonté.
Attention : Vérifier l’état de la crème régulièrement avant usage car elle se conserve mal. Il ne faut plus l’utiliser si elle est rance.
Laquelle choisir ?
Composant de nombreux produits cosmétiques, la cire d’abeille est aussi utilisable pure et à la maison. Il en existe deux types.
La cire d’abeille jaune : Elle doit sa couleur au pollen des fleurs butinées par les abeilles. Naturelle et pure, c’est celle qu’il faut choisir pour les soins de la peau.
La cire d’abeille blanche : Elle est surtout utilisée dans les produits industriels pour lustrer les meubles, le bois. Pour la créer il y a deux moyens. Le premier est naturel : on la blanchit à la lumière. La deuxième blanchit la cire chimiquement à l’aide d’agents oxydants.
Où s’en procurer : Pour un produit naturel et non chimique il vaut mieux se procurer de la cire d’abeille à sa source c’est-à-dire, à la ruche. De nombreux apiculteurs en vendent, ils sauront vous conseiller. Sinon la cire d’abeille est aussi vendu dans les magasins biologiques..
Source : www.medisite.fr/medecines-douces-cire-dabeille-5-bienfaits
Apithérapie : L’abeille est mon amie
Les abeilles, exemples de propreté.
On connaissait les abeilles travailleuses, voici les abeilles guérisseuses . Les scientifiques s’intéressent de plus en plus aux produits issus de la ruche. Antiseptique, fortifiant, agent protecteur ou encore vasodilatateur, ces derniers ont des qualités thérapeutiques assez surprenantes. La prochaine fois que vous croisez une abeille, remerciez-la.
L’homme cultive les produits de la ruche depuis l’antiquité. Par pur plaisir ? Non. Certes, le miel fait partie de ces choses goûteuses que la nature nous offre et a longtemps été utilisé pour conserver les aliments. Néanmoins les produits de la ruche possèdent bien des propriétés thérapeutiques qui font de cette dernière une véritable pharmacie naturelle. Cela a donné naissance à l’apithérapie, une médecine alternative qui utilise exclusivement le miel, la gelée royale, la propolis mais aussi le venin pour soigner les malades.
Le plus consommé
Le miel, nutriment sucré obtenu à partir du nectar ou du miellat est sûrement le produit de la ruche le plus connu pour ses qualités thérapeutiques. Il est un puissant antioxydant qui permet de mieux lutter contre des maladies communes comme le rhume ou la grippe en renforçant le système immunitaire. Cette qualité, couplée au sucre, aux vitamines, aux minéraux et oligo-éléments contenus dans le miel en fait un « combustible » idéal pour le cerveau.
D’autre part, son acidité, son taux de sucre très élevé, ses enzymes et sa faible teneur en eau font du miel un antiseptique par excellence. À ce titre, le miel est un cicatrisant reconnu par les scientifiques et est couramment utilisé pour se débarrasser de bactéries indésirables nichées dans le tube digestif.
Un repas royal
La gelée royale est un savant mélange de pollen et de sécrétions hormonales des nourrices, utilisée pour nourrir les plus jeunes larves et la reine. Elle est un descompléments alimentaires les plus riches que l’on puisse trouver dans la nature. Produit selon les besoins de la ruche, ce liquide blanchâtre est difficile à récolter, un prélèvement trop important mettant en péril la survie de la ruche. Elle est un concentré de protéines diverses, d’acides aminés, de lipides, de sucre, d’oligo-éléments et de vitamines (elle est le produit naturel ayant une teneur en vitamine B5 la plus élevée que l’on puisse trouver dans la nature).
La gelée royale est donc idéale en cas de fatigue physique ou mentale ou lors d’une période de convalescence.
Propolis : la multifonctionnelle
La propolis est une substance gommeuse issue d’un mélange de cire d’abeilles de résine végétale et de différents produits trouvés dans la nature. Contrairement au miel ou à la gelée royale, la qualité de la propolis dépend directement de l’environnement de l’abeille, à ce titre il convient de faire attention à sa provenance en cas de consommation. Utilisée initialement comme enduit sur les parois de la ruche pour désinfecter cette dernière, la propolis est aussi un antibactérien et un puissant conservateur – les égyptiens s’en servaient pour leurs momies.
Les huiles essentielles qu’elle contient ont un effet anesthésiant, c’est pour ces raisons entre autres que la propolis est utilisée pour assainir et cicatriser les plaies en usage externe et contre différents types d’infections internes, de la gingivite à l’otite en passant par l’angine.
Ce qui ne tue pas rend plus fort
Le venin, composé en partie de mellitine (ou melittine), favorise la circulation du sang en régulant la pression sanguine et en augmentant la production de globules rouges. La mellitine a par ailleurs une action anti-inflammatoire qui, couplée aux effets analgésiques des autres composantes du venin, en fait un traitement naturel contre les inflammations des articulations, des muscles et des tendons. Il possède en outre des propriétés antiseptiques – à la fois bactéricide, antifongique et antibiotique.
Le venin d’abeille est utilisé pour traiter des maladies inflammatoires comme la tendinite, des affections rhumatismales et arthritiques chroniques ou encore la sclérose en plaque.
L’apithérapie, toujours considérée comme une médecine alternative à déjà ses adeptes, y compris chez les scientifiques. À ce titre, la Roumanie fait figure de pionnière puisque depuis 1974, elle dispose d’un Institut de recherche et de développement apicole. Elle est par ailleurs un des rares pays au monde où des cours d’apithérapie sont proposés dans les formations médicales classiques.
Source : www.allo-medecins.fr/apitherapie-l-abeille-est-mon-amie
Entomologie : abeilles
ENTOMOLOGIE Les abeilles goûtent le sucré et le salé avec leurs pattes
On sait que les insectes disposent de capteurs gustatifs sur leurs trompe, antennes, ailes et mêmes pattes, mais chez l’abeille, la faculté à percevoir les goûts avec ces dernières n’avait pas encore été étudiée en détail. Une équipe franco-chinoise vient de montrer que des neurones hautement sensibles aux sucres équipent les deux ongles terminaux des pattes antérieures (voir photo).
Plus surprenant, dans les segments précédant ces ongles, les chercheurs ont identifié des récepteurs aux solutions salines si sensibles qu’ils permettent à l’animal de sentir le sel, nécessaire à son métabolisme, en volant à la surface de l’eau. Ces travaux n’ont pas mis en évidence de récepteurs de goût amer. Ils montrent que si un goût attrayant et une saveur moins attirante sont proposés à chacune de ses pattes avant, l’abeille étirera plus sa trompe si elle perçoit d’abord une substance plaisante que dans l’ordre inverse.
Source : http://www.lemonde.fr/sciences/entomologie/abeilles
Bee Friendly
La mortalité des colonies d’abeilles avoisine les 30% en France. Elles sont victimes en partie des pesticides. Pour enrayer l’hécatombe, les apiculteurs proposent un nouveau label aux agriculteurs. les consommateurs sont concernés.

L’utilisation de pesticides provoquerait la disparition de plus de 300.000 colonies d’abeilles par an en France © Maxppp
Les français aiment leur miel. Malheureusement, nous sommes obligés d’importer plus de la moitié de ce que nous consommons. Les abeilles se portent mal et les apiculteurs sont dans l’incapacité de répondre à la demande. Empoisonnées par les pesticides, affaiblies, dévorées par le frelon asiatique qui en est friand, les abeilles sociales de nos ruches mais aussi les abeilles sauvages disparaissent. Toutes les abeilles, et il y en a 1.000 espèces environ, sont concernées.
Or, les abeilles sont indispensables. Pour le miel certes, mais on leur doit aussi une grande partie de notre alimentation. 80% des plantes à fleurs en ont besoin pour la pollinisation. 2013 aura été l’année de la récolte la plus faible jamais connue en France.
Le miel français n’a pas besoin de consommateurs. Il a besoin de productrices. La mortalité des colonies avoisine les 30% en France. Alors, pour promouvoir « les produits respectueux de l’abeille » et en partenariat avec les organisations apicoles européennes, L’Union nationale de l’apiculture française a annoncé le lancement d’un nouveau label destiné aux agriculteurs, le label « Bee friendly ».
Les apiculteurs espèrent que le label « Bee friendly » sera plébiscité par les consommateurs. L’agriculteur, ami des abeilles, et désirant être labellisé, sera audité par un organisme indépendant. Des dossiers ont déjà été déposés.
Le miel complément alimentaire naturel pour le cycliste
Le miel complément alimentaire naturel pour le cycliste

La ruche, et ses artisanes les abeilles, nous fournissent des substances naturelles, qui sont de véritables pépites nutritionnelles, en même temps que de précieux remèdes. On connait le miel, un aliment universellement adopté, dont l’homme se partage la consommation avec d’autres animaux.
Deux types de miel
On distingue deux types de miels en fonction de l’origine de ces liquides : le miel de « nectar » et le miel de « miellat »
Miel « liquide » ou miel « solide » : quand choisir l’un plutôt que l’autre ?
Plus la teneur en fructose est élevée, plus il restera liquide longtemps (ex. miel d’acacia) et plus il aura une saveur sucrée (le fructose ayant le pouvoir sucrant le plus élevé). Plus la teneur en glucose est élevée, plus il cristallisera vite (ex. miel de colza) et moins il aura une saveur sucrée. Un miel plus riche en fructose (donc plus « liquide ») possède un index glycémique plus bas (ses « sucres » font modérément monter le taux de sucre dans le sang).
Un miel plus riche en glucose (donc plus « solide ») possède un index glycémique plus élevé (ses « sucres » font plus rapidement monter le taux de sucre dans le sang). Exemple le miel d’acacia (44% de fructose) est crédité d’un index glycémique de 32 tandis qu’il est de 80 pour le miel mille fleurs.
Les miels liquides, du fait de leur index glycémique bas, seront davantage indiqués en préparation ou dans la durée d’un effort physique en raison de leur impact modéré sur la glycémie et des propriétés du fructose (sucre « lent » donc moindre risque d’hypoglycémie réactionnelle). Les miels solides, du fait de leur index glycémique élevés, seront davantage indiqués en récupération d’un effort physique, en raison de la mise à disposition immédiate du glucose au profit de la régénération du stock glycogénique musculaire.
Dossier : Compléments alimentaires : Une aide à l’entrainement pour le cycliste ?
Rappelons, dans tous les cas, que la présence inévitable de glucose dans le miel (entre 22 et 41%) produit une hausse infaillible de la glycémie, qu’il conviendra de prendre en compte, notamment chez les personnes diabétiques.
Intérêt nutritionnel, intérêt gustatif ou intérêt biologique : Comment faire son choix ?
Le miel, bien que produit 100% naturel, appartient clairement à la famille alimentaire des « produits sucrés » (sucres, confitures, sirops…) puisqu’il est constitué à plus de 80% de sucres et entre 15 et 18% d’eau, ce qui ne laisse plus beaucoup de place, avouons le, pour le reste. A l’exception des miels de miellat, qui sont un peu plus riches en acides aminés, vitamines et sels minéraux, l’apport en autres molécules, aux quantités usuellement consommée, est anecdotique. L’intérêt nutritionnel du miel est donc avant tout énergétique, ce qui le prédestine, entre autres, aux sportifs.
Ses sucres (glucose et fructose) sont deux sucres instantanément assimilables, car simples (on parle « d’oses »), en comparaison par exemple au saccharose (sucre traditionnel de table) qui est un di-ose (composé de 2 molécules reliées entre elles par une liaison chimique). Ce dernier nécessite un léger travail de digestion pour scinder les 2 molécules dont il est constitué avant leur assimilation. Les miels plus riches en fructose ménagent davantage la glycémie que les miels riches en glucose.
Conclusion : diététiquement parlant, un miel de miellat, plutôt liquide (comme par exemple le miel de châtaignier) semble être celui qui offre, pour le sportif, la palette nutritionnelle la plus fournie.
Heureusement, l’attrait du miel ne se limite pas à son seul intérêt diététique. Il y a l’intérêt gustatif et organoleptique, indéniable (que les professionnels du métier sauront bien mieux exprimer que nous). Il y a aussi l’intérêt biologique (ou thérapeutique), à savoir son bénéfice pour la santé. Dans ce dernier domaine, le miel se démarque nettement des autres produits sucrés, puisqu’on lui prête quelques vertus, que ne semblent pas posséder les autres produits sucrés :
une activité antibactérienne et antiseptique

L’activité antibactérienne et antiseptique serait due à la présence de plusieurs facteurs antibiotiques naturels :
- les inhibines
- et les défensives (il s’agit en réalité de « traces », qui viendraient de la propolis, une substance présente dans toute la ruche et dans la tapisserie des alvéoles).
Les inhibines sont de puissants bactériostatiques, c’est-à-dire qu’ils empêchent le développement des bactéries sans les détruire (ils freinent ou inhibent la reproduction des bactéries). Les défensines jouent quant-à elles un rôle chez l’homme, dans le système immunitaire (un dysfonctionnement de cette molécule provoque des maladies chroniques). Néanmoins, les propriétés bactériostatiques du miel pourraient tout simplement être attribuées à son acidité et de sa densité élevée (40% plus lourd que l’eau).
Dossier : Les compléments alimentaires naturels pour le cyclisme
une activité antioxydante large
Cette activité antioxydante est reliée à la présence de flavonoïdes, dotés de multiples et intéressantes propriétés physiologiques, de substances aromatiques et de matières pigmentaires, spécifiques à chaque miel. Les antioxydants du miel permettent au sportif de lutter contre les radicaux libres (résidus de la consommation d’oxygène, la pollution, l’exposition solaire…), des molécules hautement responsables du vieillissement cellulaire. Une suragression de l’organisme aux radicaux libres expose au risque de stress oxydatif.
un effet prébiotique
L’activité « prébiotique » (c’est-à-dire « favorable à la vitalité ») du miel, résulte de la présence dans celui-ci de glucides non assimilables par notre organisme. En traversant notre organisme, ces glucides non assimilables ont pour effet de stimuler la microflore intestinale et de la vitaliser. Rappelons que cette microflore intestinale, constituée de bifidobactéries et lactobacilles…, est le garant d’une bonne absorption des nutriments dans le colon, au premier rang desquels les minéraux (en particulier le calcium et le magnésium) et de l’intégrité du système immunitaire (la barrière intestinale étant le 1er rempart contre les agresseurs venant de l’extérieur). Autant de propriétés très utiles pour le sportif.
et les autres vertus : mythe ou réalité ?
S’agissant du contenu en enzymes, souvent mis en avant comme argument commercial, les professionnels du secteur estiment qu’à l’échelle du système digestif humain, les quantités sont insignifiantes (rappelons néanmoins qu’il convient de ne pas faire chauffer le miel à plus de 40°c, sous peine de lui faire perdre une partie de ses enzymes).
Enfin, en fonction de l’origine des miels (fleurs), des vertus thérapeutiques hypothétiques peuvent venir s’ajouter au cas par cas, tel que le drainage hépatique (action stimulante sur le foie du miel de romarin), la prévention des lithiases biliaires (miel de bruyère), des ulcères à l’estomac, de la gastroentérite (miel de lavande surtout), le confort digestif, notamment en cas de transit paresseux, le miel ayant un effet légèrement laxatif (miel d’acacia)…Même si tous les effets attendus ne sont pas totalement au rendez-vous, selon l’expression consacrée : ça ne peut pas faire de mal !
Source : www.nutri-cycles.com/le-miel-complement-alimentaire-naturel-du-cycliste
Fleurissez vos jardins
Nos parcs et nos jardins sont des lieux destinés à accueillir la vie.
Cela commence par les fleurs; celles qui poussent spontanément dans la pelouses, dans les allées, dans les haies. Laisser une place à cette flore spontanée et sauvage est un geste écologique à notre portée.
Les bénéfices seront nombreux, à commencer par la présence d’une zone fleurie, dont il n’est même pas nécessaire de s’occuper. Cette zone plus sauvage va accueillir une faune d’insectes auxiliaires indispensables, notamment des insectes pollinisateurs (papillons, abeilles…)
Éliminées des cultures intensives, par les désherbants, les arrachages de haies, les tontes et fauches fréquentes, ces plantes fleuries et leur faune vont trouver refuge chez nous, en attendant espérons-le des jours meilleurs, lorsque le choix sera fait enfin d’une agriculture plus raisonnable et humaine.
Sans parler des économies de temps dans l’entretien de nos jardins… et de carburant car la tondeuse ou la faucheuse tournera moins souvent!
Comme nous avons aussi toutes et tous des plantations en vue, vous trouverez ci-dessous une liste d’arbres et de plantes mellifères.
Plantes:
| Vivaces: – Lavande – Thym – Trèfle – Sainfoin – Sauge – Viperine – Lotier corniculé – Menthe – Campanule – Perce-neige – Ail – Anémones – Crocus – Achillée – Agastache – Verveine – Hysope – Fraisiers |
Annuelles: – Coquelicot – Bourache – Pissenlit – Phacélie – Moutarde – Mélilot – Luzerne – Sarrasin – Bleuet – Tournesol – Courges – Tomates – Giroflée – Ancolie – Angélique – Monnaie du pape – Rose trémière – Souci |
Une jachère mellifère se compose de plantes
Annuelles : plantes dont le cycle de vie ne dure qu’une saison et meurt. La plante pousse, fleurit, est fertilisée, produit des semences et finalement meurt. Elles doivent donc être remplacées toutes les années.
Biannuelles : plantes se caractérisant par un cycle de végétation qui s’étale sur deux années : semées au printemps ou en été, elles donnent des feuilles la première année et ne fleurissent qu’au printemps ou l’été suivant après avoir passé l’hiver en pleine terre.
Vivaces : plantes qui peut vivre plusieurs années. La plante se dessèche à l’automne et au printemps les bourgeons sous le sol repoussent. Certaines poussent normalement pendant plusieurs années et d’autres pendants deux ou trois ans.
| Grands arbres: – Saule marsault – Sorbier des oiseleurs – Erable champètre – Chataignier – Tilleul – Sureau noir – Merisier – Cerisier – Prunier – Pommier – Amandier |
Arbres: – Cornouiller mâle – Epine vinette – Pêcher – Abricotier – Noisetier – Acacia – Lilas – Buis – Aubépine – Fusain d’europe – Eglatier – Troëne |
Arbustes et lianes: – Cornouiller sanguin – Genet à balais – Chevrefeuille – Ronce – Groseiller – Framboisier – Kiwi – Clématite |
Informations recueillies par Chantal Jacquot et Yves Robert, apiculteurs et arboriculteurs










